L’éclat d’espérance

Gérard Naslin, prêtre du diocèse de Nantes, propose quelques bonnes nouvelles auxquelles il donne le nom d' »éclats d’espérance ». A travers l’actualité du monde et de l’Église, grâce à des témoignages lus ou entendus venant de croyants ou de non-croyants, il glane ces « éclats » devenus pour lui autant d’étincelles de la Bonne Nouvelle. Pour lui , Dieu espère en l’homme. (Les librairies.fr)


Entre le pas de danse et la rébellion.


Fleur Lacarelle, reconvertie dans le maraîchage, donne son témoignage dans les « Essentiels » du magazine « La Vie ». « La vie paysanne est une aubaine pour lâcher prise devant les interrogations, le mystère, la beauté. Il faut juste admirer, rendre grâce… »

« J’ai choisi d’appeler ma ferme la « Virevolte ». J’étais assez en colère, et je le suis toujours, mais dans mon travail, ma colère trouve un moyen de s’exprimer. La virevolte, c’est un petit saut, un pas de danse, un changement de vie… mais c’est aussi « vivre sa révolte ».


Dans mon projet, prendre soin du vivant, c’est faire quelque chose de ma révolte. J’ai envie que l’on se pose la question de la décroissance, même si c’est un mot « épouvantail » qui peut effrayer, en se demandant tout simplement ce que l’on peut laisser aux générations futures…


J’ai l’impression que l’écologie n’est plus un sujet, comme si elle avait été éclipsée par les actualités récentes. Alors qu’il s’agit de préserver pour nos enfants et petits-enfants une vie supportable ! Je canalise ma colère dans mon ouvrage de tous les jours. Je fais ce que je peux faire là où je suis…


Nous avons un jardin partagé dans le presbytère de la paroisse voisine. Les gens se retrouvent seuls, il nous fallait un lieu d’accueil d’Église, nous avons donc un endroit qui est accueillant et beau. C’est très long, mais ce n’est pas grave. Maintenant, je sais que l’on sème, que l’on s’efforce que ça lève, mais on ne sait pas du tout ce que cela va donner comme fruit. Mon travail est une leçon quotidienne, il n’y a pas mieux pour apprendre à se connaître. Il faut donc accepter l’imperfection : mon jardin n’est pas parfait, loin de là, mais il est beau quand même. Le salaire n’est pas très élevé, mais je suis récompensée par la beauté de ce qui m’entoure, par la liberté de nourrir une petite communauté de gens autour de moi. »


L’éclat d’espérance de Gérard Naslin